L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN









Marie-Antoinette met à la mode ses tendances venues d'Angleterre. Son goût pour la nature se manifeste dans
la création du Hameau de la reine, où elle aime se vétir d'une simple robe de coton avec un chapeau de paille. Elle apprécie particulièrement la chemise en mousseline blanche, style qui fut
baptisé "chemise à la reine" en 1775. Par son étoffe comme par sa coupe, la chemmise à la reine marque une transition vers la robe à taille haute du Directoire, mais c'est une autre
histoire...
Le costume masculin
La mode masculine était beaucoup plus chargée et développée que la mode féminine au XVIIe siècle. Elle se fait un peu plus discrète
au XVIIIe siècle et semble se rééquilibrer par rapport à la mode féminine pour obtenir des couples visuellement plus harmonieux.
"L'habit à la française" se compose d'une veste ou "habit" (appelé justaucorps au XVIIe siècle) dont la forme va progressivement évoluer ainsi que d'un gilet qui est la pièce
d'apparat la plus importante et d'une culotte. Dessous : une chemise blanche, une jabot et des bas de soie complètent l'ensemble. Les pans de l'habit s'évase vers l'arrière très haut sur le buste
ce qui permet de révéler les broderies du gilet, souvent plus recherchées que celle de l'habit et d'économiser du tissu sur l'avant du vêtement.
Un habit à la française datant de 1780.
Le costume masculin a des couleurs vives et est luxueusement brodé. Même les boutons étaient recouverts de tissu
brodé.
De nombreux ateliers de broderie se trouvaient à Paris. On utilisaient des fil d'or d'argent et de soie, parfois des sequins. La broderie était effectuée avant la coupe, souvent à
partir d'un catalogue de broderies dans lequel le client piochait selon son goût. Les musées conservent encore aujourd'hui des pièces de tissus brodées mais jamais assemblées.


Le costume fabriqué en France pour le roi
du Danemark vers 1765
Comme pour la mode féminine, mais beaucoup plus pour la mode masculine, l'influence anglaise est omniprésente. C'est à
cette époque que le fief de l'élégance masculine s'installe en Angleterre, ce qui reste très vrai aujourd'hui : l'élégance féminine est française, l'élégance masculine est anglaise et il faut
aller en Italie pour retrouver l'élégance des accessoires, en particulier ceux en cuir : sac, gants, chaussures.
L'influence anglaise arrive surtout au milieu du siècle sous la forme de la redingote (qui sera uniformément adopter au XIXe siècle). Il s'agit d'une veste à col à revers taillé
dans un tissu de couleur unie. La redingote ou frac est portée en tenue de ville. Comme pour la robe à l'anglaise, la redingote est considérée comme beaucoup moins formelle que l'habit à la
française.
Pour plus d'image je vous conseille de consulter le catalogue de la dernière exposition du musée Galliera : Mode en miroir qui comparait la mode française et holandaise au XVIIIe siècle.