L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN

Là où Poiret était génial pour la commercialisation et la promotion de sa marque, Madeleine Vionnet, elle est une vraie artiste de la couture.
Madeleine Vionnet est, elle aussi, pour des robes fluides qui mettent en avant la féminité. Son art repose avant tout sur des drapés taillés dans le biais. Elle dessinait très peu et travaillait
souvent sans patron en taillant directement les pièces dans le tissu !! C'est aussi elle qui a inventé le col boule ou le bain de soleil. Mais elle est vraiment restée célèbre pour sa virtuosité
et son génie dans les voilages et les drapés.
Cette décennie est très inspirée par la mode orientale (ramenée en Europe, entre autre, par les ballets russes) ou par la mode antique : toujours la même lubie, le fluide !!
Évidemment cette haute couture et ses grands artistes ne fournissent pas les vêtements de tous les jours. La mode quotidiennes va reprendre les
nouveautés sous une forme plus modérée. Dès 1907 les jupes deviennent plus étroites et plus courtes et on voit les pieds. La ligne générale est plus droite et plus stricte. Les robes sont
boutonnées jusqu'au menton et les décolletés profonds sont réservés aux tenues de soirée. Les chapeaux sont larges et ornés de plumes.
L'époque aime les tuniques et les tailleurs, les ensembles robe-veste inspirés du costume masculin.
Pendant la guerre la coupe devient plus stricte et s'inspire de l'uniforme. Les jupes se raccourcissent et sont plus droites pour économiser le tissu dans les premières années de la guerre mais dès 1915 les femmes préfèrent des jupes plus larges s'arrêtant aux mollets, avec des jupons pour donner du volume. On cherche avant tout le fonctionnel.