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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 22:02
La dentellière de Vermeer
La dentellière de Vermeer

Il y a maintenant deux ans et demi, j’ai eu l’occasion de présenter une conférence sur l’histoire de la dentelle à la boutique Temps d’élégance. C’est un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps, à la fois en tant qu’historienne, passionnée par l’histoire de la mode et des techniques et en tant que dentellière : je connais les bases pour la dentelle aux fuseaux.

J’ai donc eu envie de reprendre mes notes et de vous proposer une série de posts sur l’histoire de la dentelle.

Il existe en fait assez peu de recherches historiques sur l’histoire de la dentelle, ce qui s’explique en partie par la difficulté d’accès aux archives, quand elles existent, mais aussi par l’idée que la dentelle est un petit morceau de textile périssable et futile, peut-être un des aspects les plus légers du costume et donc un sujet fort léger en soi.

L’essentiel de la littérature accessible sur la question s’intéresse à l’identification des dentelles en fonction de leur provenance, le plus souvent régionale. Cette approche pose plusieurs problèmes. D’abord cela laisse une large place au régionalisme tel que le pratiquaient les folkloristes du XIXe siècle et qui tend à créer une inévitable hiérarchie entre les régions et leur savoir-faire. Mais ce genre de jugement de valeur ne nous emmène pas loin. D’autre part, l’appellation des dentelles est souvent trompeuse car elle ne correspond pas forcément à leur lieu de fabrication. Ainsi la dentelle d’Angleterre ne fut pas fabriquée en Angleterre mais fabriquée en Belgique, à destination du marché anglais. Notez aussi que la dynamique de copies et d’imitations est au cœur de l’évolution de la dentelle en fonction des modes. Dans cette logique il est normal de copier LA dentelle à la mode, quelque soit sa provenance. Identifier l’origine d’une dentelle n’apporte donc pas une grande valeur ajouté pour la compréhension historique du phénomène.

Essayons donc de définir ce qu’est la dentelle. Et ça n’a rien d’évident, comme le prouve la définition que propose Wikipédia « Une dentelle est un tissu sans trame ni chaîne, généralement en fil de soie, lin, nylon ou fibres plus riches selon les cas, exécuté par les dentellières à la main ou à la machine, à l'aide de points semblables ou non formant un dessin, à bords dentelés ou non. » Bref, la dentelle peut être fait dans à peu près n’importe quelle matière, à la machine ou pas et sans technique précise… Ca ne nous avance pas beaucoup.

Deuxième essai, le Petit Robert nous propose : 1- tissu très ajouré sans trame ni chaine, orné de dessins opaques variés et qui présente généralement un bord en forme de dent. La dentelle est donc un textile autonome, contrairement aux ornements que sont la broderie ou les jours et elle n’est pas faite avec un métier à tisser (l’absence de chaine et de trame était déjà noté par wiki).

Beaucoup de livres définissent la dentelle à partir de la technique employée et se limitent alors à deux types de dentelles : dentelle aux fuseaux et dentelle à l’aiguille. Mais je trouve que cela est trop limité. En effet il existe d’autres techniques qui méritent le nom de dentelle (souvent apparues au XIXe siècle). Ainsi, la dentelle irlandaise est une technique de crochet. Le macramé tel qu’il est pratiqué à Gênes peut être d’une grande finesse. Enfin l’époque victorienne adorait les grands châles en tricot, assez fin pour passer dans une alliance. A cette liste de technique, on peut aussi ajouter le macramé.

Histoire de la dentelle (1) : définitions
Histoire de la dentelle (1) : définitions
Histoire de la dentelle (1) : définitions

Un dernier mot sur le paradoxe de la dentelle. Si on trouve des dentelles dans de nombreuses matières (soie, coton et même fils métalliques), les premières dentelles, et les plus emblématiques, sont en simple lin : un matériel peu couteux, largement répandu et qui n’a l’air de rien. Toute la valeur ajoutée vient de la technique, de la main qui tient le fil et qui pourtant fut souvent payée une bouchée de pain. Et ce sont ces mêmes fils de lin savamment entrelacés qui attinrent des prix capables de ruiner la noblesse à la cour de Versailles.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:26

   En ce moment, au musée d'Orsay et jusqu'au 25 janvier, l'exposition que ceux qui aiment la mode et qui ont la possibilité de venir sur Paris ne sauraient rater. L'exposition s'accompagne d'un site internet très riche (pour être honnête, je commence à peine à l'explorer, mais cela me semble prometteur).

   J'y suis allée jeudi et, bien sûr, je vais vous donner mon avis. Un avis à double tranchant.

   Je n'ai rien à redire sur les pièces elles-mêmes que l'on est heureux de pouvoir admirer. La longueur de l'exposition n'est pas mal non plus : pas trop courte pour qu'on en ait pour son argent, pas trop longue pour qu'on ne soit pas cassé et qu'on ne rate pas la fin de l'expo de fatigue. Le catalogue, que j'ai feuilleté, m'a aussi semblé très bien, surtout pour le texte d'accompagnement qui apporte une vraie valeur ajoutée par rapport aux clichés.

Impressionismemode-A

 

Quelques bémols tout de même.

   Tout d'abord, c'est quoi cette affiche ? Non, mais franchement, faire une exposition sur la mode et mettre en affiche un tel sac ? Je ne remets pas en cause le talent du peintre ou l'esthétique du tableau, mais ça n'est pas une robe, ça !

   En outre, il y a de nombreuses robes qui sont mal mannequinées. On s'étonnerait qu'il n'y ait pas de crinoline projetée (ces crinolines qui ne sont pas rondes mais plutôt ovales et qui sont à la mode entre 1860 et 1868, à la louche). Non pas qu'il n'y ait pas de robe de cette époque mais que la moitié des robes à crinoline sont mal mannequinées et pendent lamentablement à l'arrière. Même remarque pour les épaules de certaines robes qui ne sont pas assez tombantes. Le pire c'est probablement un corset, posé en vrac, genre pour faire "plus vrai". Pire, il est posé en montrant le dos alors que le devant avec ses goussets est bien plus intéressant.

   Une fois de plus, je vais critiquer l'emploi des miroirs (ou plutôt leur absence). Dans la première salle, ça va. On peut faire le tour des mannequins et celui où on ne peut pas, il y a un miroir. Mais ensuite, plus. C'est bien dommage quand il s'agit d'une tournure et qu'un des aspects les plus intéressants du costume, c'est l'arrière ! Et c'est d'autant plus idiot qu'il y a des salles avec des miroirs... en face des peintures. Là, y'a un truc qui m'échappe.

   Comme souvent on regrettera qu'il manque pas mal d'informations dans les commentaires. Certes on nous donne les matières des robes. Mais peu de détails sur les techniques utilisées (et là, la dentelle, tu crois que c'est quoi ?). Rien sur les tailles alors que c'est passionant : quel était le tour de taille de ces femmes corsetées ? Et ces chaussures si fines, à quelle pointure correspondent-elles ? Pire, pour les tableaux, les commentaires ne concernent que très rarement les tenues mais nous expliquent qui sont les modèles, les liens de famille qu'ils avaient avec le peintre... autant d'informations qui n'ont rien à voir avec le sujet de l'expoistion. D'autant plus qu'à moins d'être spécialiste de la peinture à l'époque, on  ne sait pas qui est cette Berthe ou cette Marie et on l'aura oubliée demain.

   Il y a aussi certaines incohérences qui m'ont agacée : dans une salle sur l'intimité, on expose un corset à côté d'un haut de robe de bal, un tableau de femme en corset à côté d'un tableau de femme au bal : je ne comprends pas la logique.

   Enfin, je trouve que l'exposition est trop pensée selon les critères de l'histoire de l'art. Les impressionistes sont pensés comme un mouvement homogène qui s'étend des années 1850 aux années 1880. Mais pour la mode, ce n'est pas aussi homogène, au contraire il y a différentes silhouettes et à aucun moment, l'exposition ne réintroduit une notion de chronologie. Il me semble que c'est méconnaitre l'essence même de la mode qui s'inscrit dans le temps. En cela, elle est représentative de cette temporalité qui caractérise l'humain. Le facteur temps n'est donc pas qu'une question de frivolité ou de mode qui se démode, mais bien un élément constitutif de la culture humaine.

 

Enfin quelques détails amusants.

   Une ombrelle doublée pour qu'on ne voit pas les baleines.

   Les ourlets aux ciseaux cranteurs.

   Les mêmes chaises sur le taleau que dans la salle.

   Un tableau de Tissot où la dame porte les mêmes bottines que moi.

 

Pour voir des photos de l'expo, je vous conseille le post de Temps d'élégance.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 22:14

Il y a déjà quelques mois, sur un blog qui s’intéresse plus particulièrement à l’histoire du costume, la blogueuse râlait parce qu’une guide avait expliqué dans un musée qu’à l’époque de Louis XVI venait la mode de la tournure et d’ironiser, hahahah, tout le monde sait bien que la tournure c’est 1870, cette femme est incompétente, brulez-là !

Ca m’a intrigué et, comme je suis bon public, je me suis dit, moi aussi, c’est scandaleux, tous ces gens incompétents qui répètent n’importe quoi.

Voire. Mon enthousiasme orthodoxe (ou plutôt orthonome mais ce n’est pas français) a été douché quand j’ai relu un trééés ancien post où je parlais de costume du XVIIIe siècle et j’évoquais également la mode de la tournure pour la fin du siècle. Hum, hum… Je fais quoi ? Je supprime le post incriminé ?

Mais non, je ne suis ni si radicale, ni si décidée. Ca me tracassait un peu quand même. Peu de temps plus tard, je relisais le catalogue du Kyoto Costume Institute et je tombais sur la même mention, cette fameuse idée d’une tournure fin XVIIIe. Ca y est, je tiens mon coupable !! Voilà d’où vient l’erreur et ce doit être un stupide traducteur qui n’y connait rien qui a traduit ça n’importe comment !! Tradutore, traditore !

Voire. Si ce n’est pas une tournure, comment appelez cette silhouette où les fesses sont rendues proéminentes par un coussin, nommé dès le XVIIIe faux-cul ?

Voilà la définition du Robert : « III. Mot apparu en 1828. Rembourrage portée sou la robe, au bas du dos (cf. faux-cul) ». Et celle d’un dictionnaire spécialisé dans la mode : « rembourrage qui, en liège ou en duvet par exemple, se portait sous la jupe, dans le bas du dos. Fixée sous la ceinture, la tournure servait de base au plissé ou au drapé de la jupe. Les jupes à tournure furent les jupes les plus répandues dans les années 1860 et 1870 (sic). La tournure pouvait aussi se présenter sous la forme d’une structure qui, constituée d’un entrecroisement de baleines, de lattes en bois, de bandes d’acier ou de bandes métalliques élastiques, était fixée à la taille et s’incurvait au niveau des hanches. Voir aussi crinoline et Worth. ». On notera au passage que le dictionnaire de la mode considère la crinoline elliptique comme une tournure, ce qui me semble méchamment abusif.

tournure1

Donc si on croit les dictionnaires, la tournure peut désigner la demi cage qui donne sa forme aux robes des années 1870, mais elle peut aussi désigner une silhouette sans précision de période (c’est le sens d’origine du mot tournure).

Quand on parle de vêtement, la terminologie est complexe. Non seulement les noms ont évolué dans le temps et le même mot a pu désigner différentes choses, mais à une époque donnée un même mot peut désigner des vêtements différents selon les personnes avec qui vous en parlez : essayez avec des amis de définir ce qu’est un caraco et on en reparle.

Alors finalement, je crois que je vais donner raison à la petite guide qui essayait de faire son boulot, et je laisse tournure dans mon vieux post, parce que voilà ce que je crois :

Je crois qu’il est nécessaire de s’entendre sur les mots et que les mots n’ont de sens que dans un contexte. Je crois que l’important c’est d’être compris de ceux à qui on parle (et s’ils savent ce qu’est une tournure sans qu’on les ait dressé au préalable, c’est déjà beau). Je crois enfin qu’il faut utiliser les mots dans leur sens actuel et pas dans le sens qu’ils avaient à l’époque du costume qui nous intéresse. Sinon on ne peut pas parler de robe avant la fin du XVIIe, ce qui ne simplifierait pas nos affaires.

Voici un dernier exemple pour aujourd’hui. Il existe dans le vocabulaire médiéval le mot de corset. Bien sûr, cela ne désigne pas un corset baleiné tel que nous l’entendons de nos jours. Mais si vous commencez à parler de corset en faisant de la vulgarisation, on va se retrouver avec des filles en corset sur les fêtes médiévales… et ça, ce n’est pas possible !! Par contre si vous rédigez un article sur le vêtement de dessus au XIVe siècle autour du lac de Paladru à destination d’éminents spécialistes qui savent pertinemment qu’un corset ne saurait comporter de baleines avant le XVIe siècle (et qui, comme tout bon universitaire, n’ont pas la moindre idée de ce à quoi ressemble une baleine de corset), le mot ne pose pas problème, quoique si l’on veut être perfectionniste, on peut bien envisager de le mettre en italique, comme un mot de langue étrangère (la langue étrangère en l’occurrence serait le moyen français).

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 21:27

... Ou comment je ne serai jamais à la mode.

docks-cité de la mode

  Je suis allée aujourd"hui pour la première fois à la fameuse cité de la mode. Cela fait un moment que je suis leur page sur facebook et les activités mais je n'avais pas encore eu l'occasion d'y mettre les pieds. C'est maintenant chose faite, et je ne suis pas conquise. Le lieu ressemble à un parking avec des décors verts pomme. Le béton n'est même pas lissé, il est vraiment brut de décoffrage. Ca fait un peu sortie de guerre. Mais il faut croire que c'est à la mode : l'université Paris-Sorbonne a inauguré ses nouveaux locaux à Clignancourt en septembre dernier et de la même façon ils évoquent un parking en béton, décoré de jaune cette fois-ci (le jaune est la couleur des sciences humaines grâce à ce cher Napoléon). On note aussi une volonté délibérée de rendre très évidente toutes les gaines et aérations (il parait que cela facilite l'entretien)...

   Quant à ce que l'on troue dans cette cité, pour l'instant je dirai pas grand chose : une école de mode, une exposition temporaire, un restaurant à la terrasse hyper-venteuse (bien que la vue sur la scène soit très belle). Et il y a des espèces de boutiques ou d'expositions, ou de je ne sais pas quoi de design... peu concluant. Enfin, je vous déconseille vivement de vous y rendre avec une poussette, l'accessibilité n'est pas le maitre-mot de ce lieu.

   Bref au risque de paraitre un peu réactionnaire, ce lieu ne m'a pas plus. On sent un potentiel et une idée derrière le projet, mais on sent surtout que l'ensemble n'a pas été aussi abouti que dans le projet et le résultat est assez déprimant.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:53

   Quelques amis qui fêtent leur 40 ans organisent une murder qui très logiquement se déroulera en 1971. J'ai donc fouillé le web à la recherche d'image d'époque pour trouver une inspiration pour mon costume. Voilà les quelques photos que j'ai glanées : attention les yeux !

   D'abord quelques photos de revues d'époque.

1971-1-qu-00051971-1-qu-0007 1971-1-qu-00031971-1-qu-0009

1971-1-qu-0011

1971-1-qu-0010

1971-1-qu-0012 1971-1-qu-00061971-1-qu-0002

1971-1-mode1971-1-qu-00011971-1-qu-0013Quelques manteaux ? C'est l'époque de la mode du manteau afghan en peau de mouton tané dans l'urine. Mais pas seulement : 

1970-1972-kenzo

Chez Kenzo.

1970-71-dior

Chez Dior.

1970-arnold scaasi

Par Arnold Scaasi.

1970-georges kaplan

Par Georges Kaplan.

Quelques chaussures :

1970-73-sandales-MET

1970-YSL-bottes1972-biba1972-75-METDes robes du soir :

1970-1971-norman Norell

1970-halston1970-MET-soirée1971-giorgio di sant-angelo1972-halstonRetrouvez-les dans l'album, à gauche.

Les images viennnent principalement des sites : OMG that dress ! ; Photos de mode et Femmes en 1900.

Vous pouvez aussi feuilleter l'officiel de l'époque sur le site Jallou Gallery.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 17:17

   Samedi 29 octobre est passé sur arte un excellent docu-fiction sur le Bon Marché. Sur le principe, je ne suis pas très favorable aux docu-fictions qui dérivent rapidement de la vulgarisation au grand n'importe quoi. Mais cette fois-ci c'est plutôt très bien.

bon marché

   L'approche historique est très complète et envisage de nombreux aspects du phénomène des grands magasins. Le documentaire pousse très loin l'analyse et met en lumière les conséquences sur notre époque.

   Arte a créé un web dossier sur le documentaire : L'invention du grand magasin.

   Vous pouvez revoir le documentaire à cette adresse. Mais épéchez-vous car la possibilité de revoir le documentaire ne dure que 7 jours, si j'ai bien compris.

   Le documentaire est très largemetn inspiré du livre de Zola, Au bonheur des dames, dont on reconnait meême certaines scènes. Ce livre est totu à fait extraodrinaire si on s'intéresse à la naissance des grands magasins ou aux changements dans la diffusion des modes et des vêtements sous le second empire. Si vous ne connaissez pas cet oeuvre, ou si vous aimez qu'on vous fasse la lecture, je vous conseille la version en mp3 gratuit sur littérature audio.com.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 22:02

    Voici une exposition qui vaut vraiment le détour. A Paris jusqu’au 28 août 2011.

    L'exposition est organisée par le musée Galliera, actuellement fermé pour rénovation et qui organise sa première exposition hors-les-murs, avec le brio qu'on lui connait dans le palais du 16e arrondissement.

    Le lieu lui-même est intéressant, il s’agit du musée Bourdelle installé dans les anciens ateliers du sculpteur. Les œuvres de Bourdelle n’ont pas été déplacées, les robes de Madame Grés ont été installées au milieu des sculptures et ces deux genres de création cohabitent à merveille.

1972-73 photo

    Le travail de Madame Grés est tout bonnement époustouflant, tant par sa technique bien particulière que par son intemporalité. Sa carrière commence en 1934 et s’achève en 1984. Cette longévité se caractérise à la fois par une adaptation à la mode de l’époque et en même temps les tenues ont toutes un style commun, tout à fait inclassable.

    Pour vous donner un petit aperçu de sa méthode : elle travaillait du jersey de soie en 280cm de large. Comme elle avait horreur de couper le tissu, elle le plissait pour en réduire l’ampleur jusqu’à obtenir une bande de 7cm de large. Mais quelques images valent mieux qu'un long discours, et c'est particulièrement vrai dans notre cas, alors je laisse les images parler.

1935hiverhiver 1935

1951soiréeRobe de soirée, 1951.

1955madamegres1954.

madamegres7

 

3203826604 9642987b16

 

madamegres8De très belles photos de l'exposition également sur Silence Magazine. L'ambiance y est très bien rendue.

Quelques potos égalmenet sur Café mode.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 21:52

    En ce moment et jusqu'au 26 mars se tient une petite exposition sur la maison de couture Dior au 2e étage du Bon marché. L'exposition est petite et très design et mise en scène, mais comme elle est gratuite on ne va pas se plaindre.

    Vu l'installation il est quasiment impossible de prendre de belles photos entre l'éclairage et les vitrines, donc je vous montre les moins moches des photos que j'ai pu prendre.

    D'abord 3 pièces de Christian Dior lui-même, dont en particulier le fameux tailleur new look :

expo-dior 005

 

expo-dior 006

 

expo-dior 008

Et là, grande révélation, il s'agit d'une jupe plissée ! Moi je n'aurai sjamais cru qu'une jupe plissée puisse être aussi jolie.

Autre révélation, il semble bien que les basques soient rembourrées sur les hanches comme des sortes d'épaulettes sur les hanches, d'où la taille très marquée.

 

Un autre tailleur, pied de poule et tournure

expo-dior 016

 

expo-dior 018

 

expo-dior 019

 

Et une petite robe de cocktail.

expo-dior 021

 

 

Les autres créations sont plus récentes et montrent les inspiratons modernes du maitre :

expo-dior 002

 

expo-dior 004

 

expo-dior 010

 

expo-dior 011

 

expo-dior 012

 

expo-dior 014

 

expo-dior 015

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:06

 Voilà une belle surprise que nous propose arte pour toute cette semaine : une série de reportages sur l'univers de la mode ! Personnellement je me serais passée des commentaire de Karl Lagerfeld qui, comme beaucoup d'artistes, n'est pas la crème des êtres humains, mais quel programme !

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Le programme en question le voici :

Lunid 28 février - Egérie et Pygmalion

22h20 : Yves Saint-Laurent - Le temps retrouvé.

 

Mardi 1er mars - De Milan à New York

20h40 : le jour d'avant - Donatella Versace.

21h35 : le jour d'avant - Fendi par Silvia Fendi et Karl Lagerfeld.

22h30 : le jour d'avant : Proenza Shouler.

 

Mercredi 2 mars - Paris !

20h40 : le jour d'avant : Jean-Paul Gauthier.

21h35 : le jour d'avant : Sonia Rykiel

 

Jeudi 3 mars - Les Icones de la mode.

22h40 : Kate Moss - la création d'une icône.

 

Vendredi 4 mars - Les grands excentriques de la mode.

20h40 : Lagerfeld confidentiel.

22h10 : Vivienne Westwood - Do it Yourself

 

Samedi 5 mars - Tout feu, tout flamme

16h30 : l'Art et la manière - Chantal Thomass

16h55 : la folie des chaussures

20h40 : les dessous ont une histoire

21h45 : ke jour d'avant : Diane von Furstenberg

 

Dilmanche 6 mars - les grandes dames du style

22h40 : Poudre, gloire et beauté.

 

Si vous avez raté ce qui vous intéressait vous pouvez revoir les programmes pendant sept jours sur Arte+7.

 

Arte organise aussi un concours de look. vous pouvez voir tous les looks postés sur le blog : Fashion and the city.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:59

Mais quand a-t-on commencé à se vêtir ?

cromagnon

J’ai déjà posté sur la question de la date à laquelle on peut faire commencer les phénomènes de mode. Je proposais le XIIIe siècle puisque c’est une époque où les phénomènes d’alternance entre long et court et entre étroit et large s’accélèrent et scandent plus régulièrement le temps. Se met aussi en place une distinction forte entre costume féminin et masculin. Enfin c’est à cette époque qu’apparaissent autour d’Agnès Sorel et de Jacques Cœur les premiers processus de divulgation d’une mode. D’autres ont proposé le XIXe siècle et l’invention de la confection pour faire commencer la mode. D’autre encore font commencer la mode dans les années 50 avec la grande diffusion du prêt-à-porter et la disparition des petits ateliers de couture artisanaux.

Mais avant d’inventer la mode, qui a inventé le costume ? Comment est-on passé de notre cousin nu et poilu à l’homo vetustus ? Que s’est-il passé dans l’esprit de nos lointains ancêtres pour se mettre à s’habiller ?

La première explication à laquelle on songe est climatique. Imaginez nos pauvres ancêtres de l’ère polaire gelant de froid dans leur caverne. Il suffisait qu’ils aient un peu de jugeotte pour se rendre compte que les fourrures tenaient chauds. Ils se seraient blottis sous les fourrures ramenées de la chasse et trouvant cela bien pratique et bien chaud ils auraient cherché des moyens pour se les fixer sur le dos.

Mais cette petite histoire n’est pas bien probable. Le temps n’a pas changé du jour au lendemain mais l’ère glaciaire s’est installée au cours d’un processus pluri-séculaire, laissant tout le temps à nos ancêtres de s’adapter à leur milieu et à son rafraichissement.

Une autre preuve, prise de nos jours : les jupes et les manteaux courts en plein hiver. Regardez un peu autour de vous dans le métro... Vous voyez ?

Alors quoi ? Est-ce que madame Cro Magnon échouant à séduire monsieur qui les préférait poilues se serait couverte de fourrure pour arriver à ses fins ? A moins que ce ne soit monsieur qui cherchait à prouver combien il était bon chasseur en portant sur lui les preuves de son talent ? Peut-être que le chamane de la tribu s’était fabriqué un costume évoquant les esprits qu’il invoquait et donc sa fonction au milieu de la communauté ?

La question de l’invention du costume pose les mêmes problèmes que celle de l’invention du langage ou de la cuisine. L’homme ne s’est pas arrêté aux aspects pratiques de ces inventions. Si c’était le cas, nous ne mangerions que des grillades et notre vocabulaire se réduirait à : manger, boire, dormir, attention et mammouth… Très rapidement une charge culturelle s’attache à ces pratiques. De même qu’on ne mange pas de tout selon les cultures car on est ce que l’on mange et il est culturellement crucial de contrôler ce qui entre dans le corps, de même le vêtement implique une construction culturelle, sociale voire religieuse. Il s’agit de montrer son identité, de définir son statut social et son appartenance à la communauté.

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