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L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN

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Le gilet en cuir (un elfe en GN)

Pour aller en GN on porte souvent des armures. Hors de question de me voir enfiler une boite de conserve, je ne trouve pas ça féminin du tout. Moi il me fallait un petit gilet en cuir rembourré qui pourrait compter comme une armure de cuir (et donc rapporter des points de vie supplémentaire) et qui serait assez seyant à porter.

Le problème est que ce genre d’armure est rare et coûteuse. Ceux que j’avais pu voir (ici, ou là) ne correspondait pas parfaitement à ce que je recherchais. Et puis, je n’avais pas les moyens.

Je me suis donc dit, qu’à cela ne tienne, je vais le faire moi-même. Dans quoi m’étais-je lancée !! Je n’imaginais pas ce qui m’attendais.

La création du patron ne posa pas trop de problème. Je ressortis ma méthode Lutterloh, retrouvais un modèle de veste dont les découpes me plaisaient. Je dessine donc le patron à mes mesures sur une toile (du gros tissu blanc de récup’). Du coup j’ai directement dessiné au stylo sur le tissu, pas dans mes habitudes je le reconnais. En plus je ne pourrais jamais refaire le même gilet puisque je n’ai pas gardé le patron. Pour être honnête je m’en fichais, je ne voulais pas m’embêter. Je coupe et assemble la toile pour voir ce que cela donne.

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Une fois la toile assemblée je l’enfile et je la reprend sur moi : le dos n’est pas assez creusé, les hanches un peu trop. Je retire du tissu au niveau de la boutonnière et je creuse un peu à l’emmanchure pour être pus à l’aise.

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Ensuite il faut découdre la toile et l’utiliser comme patron pour tailler le cuir et le molleton. Pas question d’épingler le cuir, mais on peut tracer assez facilement dessus sur l’envers au stylo.

Pour le molleton, il faut le tailler en enlevant le cm de couture, car s’ils sont pris dans la couture cela crée une surépaisseur désagréable. Ensuite je le bâtis sur la toile au point de chausson, ce qui évacue le problème pour la suite de l’assemblage : le molleton est en place et je n’ai pas à m’en préoccuper.

Et c’est repartit, on réassemble la toile (sauf les épaules) et on coud le cuir. Et on souffre. Parce que coudre du cuir ce n’est pas facile du tout. Même avec une grosse aiguille (je n’ai pas utilisé d’aiguille spéciale cuir car j’ai lu de mauvaise critique sur internet).

Pour faire une bonne couture, il faut que les points soient longs, sinon l’effet « pointillé pour découpage » fragilise le cuir. Le problème c’est que le cuir accroche et que le pied de biche ne glisse pas assez donc les points ont tendance à se rétrécir. Une solution peut consister à glisser un papier de soie sous le cuir pour qu’il ne freine pas la couture. Vous pouvez aussi trouvez dans le commerce des pied de biche avec des petites roues qui entrainent le tissu lus facilement. Pour remplacer les épingles, des trombones qui tiennent ensemble les deux épaisseurs de cuir sur le bord peuvent être une bonne solution.

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Même avec toutes ces précautions, la couture du cuir reste laborieuse. Surtout quand on a choisi une forme aussi « simple » que des découpes princesse comme je l’avais fait. Un autre phénomène curieux est que les longueurs ne collent jamais à la fin de la couture, il y a toujours un coté plus long que l’autre (alors que ce n’est pas le cas de la toile). Cela reste assez mystérieux mais je pense que cela est dû à la différence de souplesse ou d’épaisseur des deux cuirs.

On a donc deux gilets ouverts (les épaules ne sont pas cousues). Il va bien falloir les assembler. On va donc coudre les cotés, l’encolure et les emmanchures en laissant ouvert les épaules et le bas. On retourne le gilet et sur l’endroit on finit les coutures des épaules et de l’ourlet. C’est la seule technique que j’ai trouvé pour assembler le cuir à la doublure sans être bloqué et sans tout coudre à la main. Il reste certes l’ourlet et croyez-moi sur parole, ce n’est pas facile, ça fait mal au doigt.

Si vous survivez à la couture de l’ourlet, il ne vous restera plus qu’à poser les œillets : une partie de plaisir, après l’ourlet, je vous assure.

Avouez que ça ne rend pas mal.

Dans mon projet d’origine, je comptais surpiquer les coutures et les cotés pour donner un aspect plus structuré. Je ne l’ai pas fait pour deux raisons : le manque de temps et le fait qu’une fois l’ourlet cousu le résultat m’a suffisamment plus pour que je n’ai pas envie de faire ces surpiqûres. J’hésite encore.

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R
<br /> ouah didonc...ouaah...tout un travail...et quel travail...ouah!<br /> <br /> <br />
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