L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN
Vous vous souvenez peut-être de ce patron que j’ai acheté à l’aiguille en fête.
La datation continue à me sembler douteuse. Je pense que cette robe est d’inspiration Renaissance italienne vers 1450. Mais l’inspiration me parait lointaine. Bref ce ne dois pas être très historique.
Mon avis sur ce patron n’est pas très favorable : prenez-en un autre !! La robe est en fait constituée d’un immense trapèze taillé dans un peu plus de 6 mètres de tissu. C’est proprement ridicule. Pourquoi choisir un plan de coupe aussi couteux en tissu ? Je suis sûre qu’en réfléchissant un peu on pourrait avoir le même effet à moindre frais.
Bon j’ai quand même suivi le patron. Je suis de bonne volonté. Et puis je ne peux pas toujours (pas toujours, juste souvent, vous allez voir) me compliquer la vie.
J’avais décidé de choisir une autre couleur que le vert, parce que tous mes costumes sont verts. Mais je suis tombée au gentleman des coupons sur deux coupons de velours verts, beaux, mais beaux… Bon le choix du velours n’était peut-être pas idéal, un peu trop rigide pour le modèle qui aurait eu besoin d’être plus fluide.
Mais voilà deux coupons de 3 mètres ne font jamais que 6 mètres alors qu’il me faut 6,40m. Je suis optimiste et je me dis que ça rentrera bien, les plans de coupe sont souvent prévus très larges. Mais pour une fois, ce n’était pas prévu large et le velours ne permet pas d’installation tête-bêche. Bref il me manquait une quarantaine de cm de tissu. Je suis donc allée farfouiller dans mes chutes et j’ai trouvé un morceau de taffetas cuivré qui allait très bien avec mon velours. En trichant un peu j’ai donc réussi à taillé le bas de la jupe dans le taffetas constituant une sorte de volant.

Pour le reste, ça n’a pas été très difficile car les explications si elles sont dans un très mauvais français sont accompagnées de croquis très explicite et on s’en sort très bien.
Bon, en fin de compte, j’en suis assez contente de cette robe, elle ne rend pas si mal, même si ça n’est pas non plus transcendant.
