L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN
Lors du grandeur nature de mai, nous étions accompagnés d’un prêtre, pas un vrai prêtre, un joueur qui jouait un prêtre. Pour que tout le monde comprenne que c’était un prêtre, il lui fallait une écharpe de prêtre. C’est donc à moi que l’on passe commande d’une écharpe suffisamment longue pour être glissée dans la ceinture et ne pas gêner le mouvement.
J’ai donc taillé deux rectangles de 80cm sur 15cm dans un lainage rouge et dans de la doublure rouge aussi. Sur le lainage j’ai dessiné les emblèmes de sa divinité (tout à fait inventé au demeurant) comètes à double queue, marteau et couronne de laurier, en utilisant des feutres pour tissu et un peu de peinture. Les feutres sont bien pour tracer mais l’encre est bue par la laine et les couleurs disparaissent dans le rouge du tissu. D’où l’intérêt de rajouter un peu de peinture dont les pigments restent en surface.
Pour que l’écharpe tienne bien sur les épaules, il ne faut pas qu’elle soit complètement rectangulaire. Au contraire il faut une sorte de pli au niveau de la nuque pour que tout tombe bien sur les épaules. Il faut donc que les deux rectangles forment un angle supérieur à 90° et constitue ainsi une sorte de triangle dans le dos.
Il en vous reste plus alors qu’à assembler le devant et la doublure et à surpiquer tout le tour pour que l’écharpe évite de s’enrouler ou de tourner sur elle-même.