Petit bilan du marché de Pontoise.
Comme je le prévoyais, il y avait plus d'artisans qu'en novembre, plus de diversité et une ambiance plus conviviale. La combinaison du marché de l'histoire et de la foire saint Martin en novembre avait fait qu'on était vraiment entassé tandis que là c'était vraiment plus cool, plus accessible, les gens avaient plus de temps pour parler et présenter leur fabrication.
Pas de grande découverte depuis la dernière fois : on retrouve toujourzs les mêmes au fond.
Par contre quelques achats prévus depuis longtemps que j'ai enfin réalisé.
D'abord j'ai renouvelé mon stock de ferrets : quésaco ? Vous connaissez forcément les fameux ferrets de la reine, centre de l'intrigue des trois mousquetaires. Dans le roman de Dumas les ferrets sont des pièces en diamant. Pas de diamant pour les mieux ils sont juste en laiton : ce sont des petits cônes que l'on pose au bout des lacets pour éviter qu'ils s'effilochent et pour qu'ils passent plus facilement dans les oeillets. Les ferrets et les lacets composent ce que l'on appelle des aiguillettes qui servent à nouer ensemble deux pièces d'un costume : les manches aux épaules par exemple. Bien utile quand la fermeture éclair et le scratch n'existent pas...
J'ai aussi trouver des lanières en cuir coloré de 3 mètres de long...
Et puis j'ai aussi trouvé une petite boite ronde en os pour ranger des épingles par exemple. Elle est même décorée par de jolies rainures sur les cotés. Et elle ferme pas mal du tout. Je l'ai trouvé sur un stand spécialisé sur la préhistoire. Ils proposaient aussi des silex taillés. Le travail de taille était plutôt réussi. Par contre la qualité du lithique (comprenez du caillou) était vraiment mauvaise avec des veines de calcaire au milieu du silex : bah bon du tout.
Mais ma plus grande trouvaille, c'est une peau de renard roux. Pitié ne commencez pas à glapir ! Je ne suis pas un monstre sans respect qui n'aime pas les animaux, je ne suis pas une meutrière en série et je ne porte pas de manteaux de fourrure. Il ne s'agit pas non plus d'une fascination morbide. Je trouve que la beauté d'une fourrure ne sera jamais reproduite de façon artificielle. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut tuer toutes ces petites bêtes dans des conditions atroces, mais le fournisseur anglais qui m'intéresse garantit une certaine éthique dans leur façon de travailler. Pour la fourrure est juste un superbe cadeau de la nature dont il serait bête de se priver.