L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN
Le patron ne fut pas très difficile à créer : je reprenais les manches qui me plaisaient et les adaptaient par des fronces sur un corps qui n’était autre que le patron de base de la robe médiévale trouvée dans ce livre.
Bien sûr il fallu faire quelques petits ajustements sur la toile. Dans ces cas là je travaille toujours sur l'envers c'est bien plus facile à reprendre.
Avant
Après...
La coupe fut bien moins facile. Mais c’était de ma faute. Quelle idée de prendre de l’affreuse pane de velours dont je ne saurais trop dire combien j’en ai horreur et combien ce n’est pas un tissu adapté pour un costume, encore moins pour un costume médiéval. Que m’était-il donc passé par la tête ?
C’était une nécessité pour le personnage. Voyez-vous, la sorcière rouge, en plus d’être une étrangère venue d’Orient est aussi une parvenue, une sorte de "nouveau riche", certes très puissante mais sûrement pas caractérisée par son bon goût. Qui dit mauvais goût (pour ne pas dire franche vulgarité) dit panne de velours. CQFD.
Bon, la panne de velours, c’est vraiment affreux à tailler, ça roulotte de tous les côtés. A coudre, eh bien ce n’est pas mieux ! Heureusement, une fois passée à la surjeteuse le problème est quasiment résolu et tout devient plus facile.
Un autre problème était de réussir à faire correspondre les bandes de velours pour obtenir le motif en V qui me plaisait. La première question fut de savoir comment tailler les bandes : fallait-il les faire horizontal ou dans le biais. En y réfléchissant, je me suis rendue compte que si je les taillais horizontalement pour ensuite les assemblées en V je risquais de perdre l’effet de matière. J’ai donc choisi de tailler les bandes dans le biais. Mais il a fallu en tailler la moitié dans un sens et la moitié dans l’autre. Puis j’ai assemblé les bandes tête bêche pour créer l’effet de matière.
Mon dernier problème était que les bandes devaient correspondre le mieux possible entre les deux moitiés du V pour éviter un décalage qui n’aurait pas été bienvenu. J’ai ainsi choisi d’assembler la première moitié du dos et du devant. Puis j’ai utilisé cette première moitié comme patron pour la deuxième moitié en vérifiant bien les correspondances de chacune des bandes. Ainsi on obtient un V où les bandes ont les mêmes orientations et où elles se rejoignent. Ouf ! Pour être honnête, je n’aurais pas cru si bien m’en sortir.
Il faut dire que j'ai reçu une aide active :
Miz' : 1à minutes pour vider la boite à rubans. Maman : 2h pour tout ranger.