... ou comment rattraper le coup quand on est trop optimiste.
Bon, je sais, vous croyez que je boude tellement ça fait longtemps que je n'ai pas écrit sur le blog. Mais j'étais très focus sur les ravelympics... Et puis des problèmes de nounou et de doudou me souciaient trop pour que j'ai la tête à écrire. La bonne nouvelle c'est qu'une partie de ces problèmes sont résolus et je vais donc essayer de rattraper mon retard.
Que cache le titre un rien enigmatique de ce post ? Il veut souligner un défaut assez courant chez les tricoteuses : l'optimisme. Je vous vois d'ici me dire : mais l'optimisme ce n'est pas un défaut. Eh bien parfois c'est au moins un vrai casse-tête.
Dernier épisode en date, je tricote une tenue pour le bébé d'une cousine de l'Homme. J'avais choisi un ensemble de la droguerie que j'avais déjà fait pour la naissance de Beeboo et que je trouve à la fois pratique à porter, joli et agréable à tricoter. Tout pour plaire. J'ai juste modifier un point : sur le modèle original, l'entrejambe se ferme aec des boutons que j'ai remplacé par des pressions qur la deuxième édition parce que les boutons ce n'est pas très pratique à cette endroit-là.


J'avais même trouver des pelotes soie-mérinos qui attendaient dans mon stock que je daigne leur trouver une utilité. J'avais 125g de jaune et 75g de marron. Et il me fallait 50g de chaque couleur pour la salopette et 90g pour le gilet. Je voulais faire la salopette rayée jaune et marron et le gilet en jaune. Or si vous savez un tant soit peu compter 125-50 reste 75g, ce qui à l'évidence ne suffisait pas pour le cache-coeur. Alors je me dis, qu'à cela ne tienne, je vais faire quelques rayures sur les manches pour compléter la laine qui manque.

C'est là que je me suis rendue compte que j'étais décidément trop optimiste : voici l'état d'avancement du cache-coeur à la fin de ma pelote de jaune. Oui, il manque la moitié de la manche. Après moult cogitations, je décide de rajouter des rayures dans le dos pour récupérer assez de laine jaune pour finir ma manche. Et comme je suis un peu parresseuse et un peu pressée, je ne vais quand même pas tout détricoter. Y'a qu'à couper et recoudre ensuite en grafting. Si, si c'est facile et plus rapide...
Donc on commence par passer un fil dans les mailles au niveau duquel on veut couper : ça permet de toutes les récupérer sans prendre le risque d'en perdre et de devoir tout recommencer :

Maintenant on respire un grand coup et on coupe sur le coté au niveau de la jonction entre le dos et le devant et on détricote :

Comme je vous le disais, super fastoche si on a les nerfs biena ccrochés. Ensuite j'ai fini ma manche pour être sûre d'arriver au bout et j'ai retricoté le dos avec des rayures marrons. Il ne restait plus qu'à recoudre le tout en recréant le point mousse :

Eh bah, c'est plus facile avec du jersey qu'avec du point mousse, ça c'est sûr. Après 40 bonnes minutes de galère à essayer de comprendre où devait passer le fil, et bien aidée par les rayures pour essayer de me repérer, je suis arrivée à cette petite formule magique. Je travaille de droite à gauche :
En bas je passe le fil de dessus vers dessous dans une maille.
Puis en hautje passe le fil dans une maille dessus vers dessous.
En haut dans la maille suivante, je passe le fil du dessous vers le dessus. Cela forme une barre sur le dessous de l'ouvrage.
Puis dans la maille où on a déjà piqué, on fait passer le fil de dessous vers dessus, la maille dans laquelle on a piqué forme alors une barre sur le dessus.
Enfin en bas on pique dans la maille suivante de dessus vers dessous ce qui nous remet au début et on recommence.

On ne voit même pas le raccord !
Oui, ce n'est pas si facile en fait, parce qu'il faut déjà savoir si on a fait assez de rang ou s'il faut en rajouter un pour que ça ne forme pas un rang de jersey.
Voilà pourquoi être optimiste, ça peut-être dangereux et ralonger d'autant le temps de travail.
