Rien à voir avec le parfum mais bien plus avecle numéro de L'Officiel, 1000 modèles que je viens de dénicher chez le marchand de journaux. Un numéro spécial pour les 60 ans du new look. Numéro qui retrace les collections de la maison dior année après année depuis sa fondation en 1946.
La carrière dans la haute couture de Dior commence sur le tard, après avoir vivoté de tout et de rien dans les années 30. A croire qu'il lui fallait ce contexte très spécial de l'immédiate après-guerre pour révéler son talent.
Il faut voir de quoi on sortait : en 1947, la France commence à peine à se relever des dégats de la guerre. On vit encore avec des tickets de rationnement, y compris pour le tissu ! Pour la mode, l'occupation de Paris pendant 4 ans a fait perdre à la capitale française son statut de capitale de la mode, d'autant plus que l'industrie américaine perd de son aspect provincial et devient une réelle concurrente. Les restrictions ont forcé à adopter une ligne simple, aux vestes courtes, aux épaules carrées et aux jupes droites :


Et là dessus arrive le new look et ça n'a rien à voir !!!
D'abord en ces temps de vaches maigres il ne se gène pas à utiliser des mètres et des mètres de tissu. Dior va créer des modèles très structurés et très volumineux. Le New Look est caractérisé par une taille très marquée et des épaules rondes. La silhouette Dior promeut les longues jupes juponnantes sous un buste souligné, dans une profusion de tissus (jusqu'à 40 mètres de circonférence pour le modèle phare
Diorama). Pour obtenir un tel résultat c'est le retour des jupons volantées et du corset. Et oui, on ne s'en débarasse pas si facilement...
C'est une peu comme si après une période très dure, on voulait retrouver les fastes des crinolines, en plus modernes bien sûr. Les femmes veulent aussi être des princesses...
Le New Look de Dior connut un succès fulgurant dans le monde, malgré de nombreux détracteurs, notamment aux États-Unis, qui reprochaient au couturier de cacher les jambes des femmes.