L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN
Quand j'étais petite, la robe de mariée de ma maman était sur un mannequin. Et moi ça me faisait rêver. Je n'imaginais pas qu'un jour je serai assez grande pour en porter une pareille. 
Et quand j'ai vu les défilés de robe de mariées : mon Dieu quelle horreur, elles se ressemblent toutes et aucune ne me ressemble à moi. Il fallait se rendre à l'évidence, si je voulais porter ma robe, il fallait que ce soit moi qui la fasse.
J'ai d'abord essayé la robe de maman, mais disons qu'elle était plus svelte que moi au même âge et disons, euhm... ce n'était pas glorieux. Donc j'ai redessiné la robe et j'ai fait faire le patron en modifiant un peu la ceinture car je ne la voulais pas trop rectiligne.

Ce qui m'importait beaucoup c'était d'obtenir quelque chose de sobre tout en étant suffisamment "mariage". Il fallait que ça en jette un peu quand même ! Et puis qu'on ne regadre que moi, non mais. C'est pour ça que j'ai eu l'idée de jouer plus sur les textures que sur le prix du tissu lui même : d'abord coudre de la dentelle c'est galère, ensuite je ne voulais pas ressembler à une meringue non plus. Donc j'ai opté pour prendre un tissu très fluide et très mat pour la robe et de faire juste les poignets et la ceinture dans un tissu plus brillant : du shantung, c'est de la soie et c'est très beau.
J'en étais arrivée là de mes cogitations quand on est allée à Bourbonne-les-Bains où il y avait des dentelles anciennes et dans ces dentelles j'ai trouvé ces deux morceaux. Je trouve que c'est dommage que ces vieilles dentelles ne servent à rien, moi je crois qu'il faudrait faire comme autrefois et les réutiliser... ce que je me suis empressée de faire puisque des dentelles correspondaient à peu de chose près à la taille des poignets.