L'histoire du costume est une grande aventure, que je vous propose de partager : anecdotes, mais aussi techniques de reconstitution ; costumes historiques, mais aussi costumes de film et de GN
Roulements de tambours...
Ruban rouge...
Un coup de ciseaux -
quoi de plus facile pour une couturière ?
L'atelier d'Arachnée est en ligne !!!
Soyez tous les bienvenus.
Vous reprendriez bien de ces petits fours virtuels ? Le pixel, ça ne fait pas grossir.
Mais pourquoi l'atelier d'Arachnée ?
Je vais vous raconter une histoire : dans la région de Lydie, célèbre pour la variété et la qualité de ses teintures utilisées dans la coloration des vêtements, vivait une superbe et laborieuse jeune fille, appelée Arachné. Elle était la fille d'un teinturier et, dès son enfance, la jeune fille s'était familiarisée avec les tissus et les colorants à base de pourpre que son père élaborait en guise de teintures. Arachné grandit entouré de laines, de fuseaux et de quenouilles. Elle apprit très jeune l'art de la couture. Ainsi au fil du temps, elle devint la plus célèbre tisserande et brodeuse de la région. Nul ne l'égalait. Mieux encore, la qualité de ses ouvrages était vantée dans tout le pays.
Un beau jour, la jeune Arachné conclut qu'elle seule était capable de tisser et de broder la plus belle des tapisseries. Aussi n'hésita-t-elle pas à défier Athéna, déesse protectrice des arts et métiers. "Je suis persuadée, se dit l'audacieuse Arachné, qu'Athéna en personne ne peut rivaliser d'adresse avec moi ; elle ne peut tisser et broder des tapisseries aussi splendides que les miennes". Athéna eut vent des prétentions d'Arachné et se déguisa en vieille femme, sollicitant du travail dans son atelier. La jeune fille jugea cette demande fort opportune, car la présence d'une vieille femme expérimentée dans son atelier lui serait fort utile. Elle l'engagea donc. Quelques jours plus tard, la vieille femme tenta de persuader la jeune fille de ne pas comparer son adresse à celle de la déesse Athéna. Mais Arachné, balayant les commentaires de la vieille femme, n'en démordit pas et maintint son défi. Soudain, la vieille femme se redressa, releva la tête et quitta ses habits. Arachné, surprise, avait devant ses yeux la déesse Athéna qui, maniant l'aiguille avec dextérité, broda une tapisserie figurant tous les dieux de l'Olympe en grande majesté, chacun sur son trône, jugeant et châtiant tous les humains qui avaient osé égaler les dieux.
Loin d'être intimidée, la jeune Arachné se mit à l'ouvrage. Elle tissa, fila et cousit nuit et jour. Elle élabora une superbe tapisserie représentant les dieux de l'Olympe. La broderie montrait avec détails leurs infidélités et leurs abus envers les femmes et les filles des mortels. Athéna, ivre de colère, lacéra de sa lance la tapisserie qu'Arachné venait de broder et frappa la jeune fille au visage. Arachné, morte de peur, s'enfuit, épouvantée. Prise de panique, elle essaya de se suicider. La déesse empêcha la jeune fille de se pendre et de mourir. Elle lui sauva la vie. Toutefois, pour la punir, elle la métamorphosa en araignée (d'où le nom de cette petite bête). Dorénavant, elle passerait tout son temps à filer, suspendue à une toile d'araignée.
Voilà la plus ancienne histoire que l'on connaisse à propos d'une couturière.
Personnellement, je crois que je ne crains rien, mais gardons notre modestie en étant toujours plus avides d'apprendre.