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Voici quelques éléments typiques de la mode sous la Renaissance.
    Les brocards et le velours sont deux matières très aimés pendant la Renaissance, plus volontiers portés que la toile de laine que l'on portait au Moyen Âge. La Renaissance aime les tissu lourd avec de nombreux reflets en Europe du Nord surtout. On produit aussi de plus en plus de soie directement en Occident (en France : Tours puis Lyon, en Flandres).

    A la Renaissance, la chemise acquiert un rôle plus important. Elle devient plus fine, on la lave plus souvent, les nobles s'enorgueillissent de leurs chemises blanches qu'ils changent chaque jour. Cette chemise que l'on veut si fine et qui est dès lors une marque de richesse, on veut la montrer. Cela explique la création de crevées ou taillades : on pratique des entailles dans le vêtement du dessus pour montrer la chemise du dessous. Sous sa forme la plus aboutie, cela donne quelque chose dans le style des costumes des gardes suisses actuels. Voyez le buste et les manches de François Ier :
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Domenico_20Ghirlandaio__20Retrato_20de_20Giovanna_20Tornabuoni
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   Au même moment et pour les mêmes raisons, apparaît la dentelle qui a pour but de décorer poignets et cols de la chemise. C'est d'abord une série de picots fait à l'aiguille, puis la dentelle devient de plus en plus large et les techniques se multiplient pour répondre à ce nouveau besoin qui crée un nouveau marché du luxe. Géographiquement l'origine de la dentelle est aujourd'hui disputée entre l'Italie (Venise) et la Flandres.

    Les aiguillettes ne sont pas à proprement parlé une nouveauté de la Renaissance puisqu'on les utilisait déjà au Moyen Âge pour nouer les différents éléments du costume (pas encore de fermeture éclair, que voulez-vous). Les aiguillettes sont des lacets à bout ferré pour passer plus facilement dans les oeillets. Les bouts ferrés portaient aussi le nom de ferret (comme ceux de la reine dans les 3 Mousquetaires). Les aiguillettes servaient à attacher les haut-de chausse au pourpoint ou les manches aux épaules du vêtement. Il était en effet courant à l'époque de posséder plusieurs paires de manches que l'on changeait selon l'envie, cela permettait avec deux robes et une dizaine de paires de manches de créer de très nombreuses tenues. Cette mode était très développée en Italie, c'est d'ailleurs de cette pratique que vient l'expression "c'est pas une paire de manche" qui veut dire que quelque chose n'est pas facile, par opposition aux manches qui étaient faciles à changer.
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   La fraise est un col plissé qui devient de plus en plus volumineux au cours du XVIe siècle. On la trouve dans les costumes féminins comme masculins. Le point de départ fut le col de la chemise froncé par un cordon pour laisser apparaître un ruché, qui devint par la suite un élément indépendant du costume. C'est une bande de linge qui peut faire jusqu'à 6m de long. La fraise prend de l'ampleur et atteint des proportions extravagantes grâce à l'introduction de l'empesage à l'amidon, fabriqué d'abord en Flandres. L'amidon donnait au tissu blanc une teinte bleue ou jaune. Des armatures en fils métalliques recouverts de soie étaient épinglées sous la fraise pour la maintenir en place.
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    Le mouchoir est utilisé par les hommes comme par les femmes, en accessoire mais aussi pour son aspect pratique. C'est un objet de luxe, dont l'ornementation est très souvent réglementée. Les mouchoirs étaient en soie ou en lin et s'ornent de plus en plus au cours du siècle.

    L'éventail est ramené en Europe par les expéditions vers l'Asie ou le Nouveau Monde. On l'utilise d'abord à la cour, puis il devient l'accessoire obligé de tout trousseau d'une jeune fille aisée. C'est Catherine de Médicis qui introduit l'éventail plié (celui que l'on peut refermer) en France. On attachait les éventails à la ceinture par une chaîne ou un ruban pour garder les mains libres.
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La silhouette de la Renaissance.
La fin du XVe siècle est marquée par deux grandes innovations en matière d'habillement féminin qui vont révolutionner la silhouette (je sais, je parle toujour de la silhouette, mais je vous dis que c'est important) et la mode en règle générale. Au point d'ailleurs que ces évolutions vont perdurer 150 ans environ.
    Il faut bien voir que la mode telle que nous la concevons aujourd'hui, avec des évolutions rapides apparaît à la fin du XIVe siècle : c'est la cour qui montre la mode que tout le monde essaie de suivre. Ce phénomène de mode va s'accélérer à partir de la Renaissance grâce à l'augmentation des communications à l'intérieur de l'Europe qui transportent avec elles les modes, le plus souvent venues du sud : Italie ou Espagne.
    Ces deux grandes évolutions sont d'une part le corset (voir le post sur la question) qui affine la taille, écrase la poitrine et donne au buste une forme conique et d'autre part le vertugadin (on trouve aussi parfois le terme farthingale qui est en fait le mot anglais). Le vertugadin apparaît vers 1470 en Espagne. Ce terme désigne des systèmes que l'on dispose sous la jupe pour lui donner une forme. Il va y avoir différentes formes de vertugadin selon les évolutions de la mode. Les premiers vertugadins sont des jupons raidis par des structures en grain ou en fil métallique (une sorte de précurseur de la crinoline, oui, oui)
:

vertugadin2
    Voici un exemple de la silhouette que ça donne : deux cones inversés qui évoque un sablier un peu rigide (le tableau date d'Henri II)
    Mais le vertugadin peut prendre d'autres formes : un simple bourrelet posé sur les hanches pour les élargir (phénomène surtout français), ou à l'autre extrême, on va trouver, surtout dans la deuxième moitié du XVIe siècle des vertugadin tonneau ou encore tambour, qui ressemblent... à des tonneaux (on les appelait aussi vertugadin cache-enfant... je vous laisse voir pourquoi).
vertugadin

vertugadin3

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