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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:04

    Bon, vous avez attendu longtemps... Pour faire simple, je vous dirai que ce n'est pas évident de tenir un blog à jour avec un bébé qui enchaine bronchite et otite. Mais je vous ai préparé un truc sympa pour mon retour, qui vaut presque un cadeau de noël.

   L'info a beaucoup circulé sur le web anglophone, mais je ne sais pas si on l'a beaucoup relayée sur les pages francophones (je ne suis plus aussi assidue sur les blogs en ce moment).

   Le MET a numérisé ses publications qui n'étaient plus éditées (out of print, comme on dit outre-manche) et les a rendues téléchargeables en pdf (et souvent consultables en ligne via google). Cela représente à ce jour 326 ouvrages. Cela inclut un certain nombre de catalogues d'exposition sur le costume ou la mode. Même si cela n'a pas le charme des catalogues papier, cela a le mérite de rendre accessible ces très beaux livres qui sans cela seraient hors de prix.

 

   Voici la liste des titres disponible, reprise, augmentée et commentée depuis le site OMG that dress !

Wordrobe. A propos de l'écriture sur les vêtements.

Waist not. The migration of the waist (1800-1960). Un ouvrage, comme son nom l'indique, sur l'évolution de la silhouette avec de beaux dessins à l'encre.

The Age of Napoleon : Costume from Revolution to Empire (1789-1815). Sur les costumes de la fin du XVIIIe siècle et de la période Empire.

American Ingenuity: Sportswear, 1930s–1970's. Ingéniosité américaine : le sportswear (ou vêtement de sport) des années 1930 aux années 1970.

Bare witness : clothing and nudity. Sur ce que l'on montre et ce que l'on cache.

The Ceaseless Century : Three hundred Years of Eighteenth-Century Costume. Ou comment le XVIIIe siècle a influencé notablement le XIXe et le XXe.

Christian Dior. Le catalogue de l'exposition commémorant les 50 ans du new look.

Dangerous Liaisons : Fashion and Furnitures in the eighteenth Century. Un livre très célèbre sur le costume du XVIIIe siècle, dans lequel les costumes sont agréablement mis en scène.

From Queen to Empress. Victorian dress (1837-1877) : sur les costumes de l'épque de la reine Victoria.

Haute couture. Une histoire des maisons parisiennes de haute couture, depuis Worth jusqu'à nos jours.

History of russian costume from the eleventh to the twentieth century. Sur le costume russe. Si l'éditeur est le MET, les collections présentées proviennent des grands musées russes. Malheureusement il n'y a que peu d'images.

The Imperial Style : Fashion in the Hapsburg Era. Exposition tenue en 1979-80 qui présentait des costume du XVIIIe à 1918, issus de la cour des Habsbourgs.

Infra-apparels. Sur l'histoire des sous-vêtements.

Madame Grés. Sur la grande styliste.

The Manchu Dragon : Costumes of the Ch'ing Dynasty, 1644-1912. Sur les costumes chinois.

Orientalism : vision of the East in the western Dress. Sur les influences très anciennes de l'Orient dans la mode occidentale.

Our new Clothes : acquisitions of the 1990's : une promenade dans les acquisitions récentes du MET.

Two by two : une histoire en parallèle de la mode masculine et de la mode féminine du XVIIIe siècle à 1970.

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 20:11

sept12 092

   Je vous ai mis des photos de mes filles en costumes pour vous appâter. Je vous donne à présent quelques détails sur la fabrication desdits costumes. Ca ne fait jamais que deux mois et demi que je vous les ai promis, mais il m'a bien fallu tout ce temps pour retrouver d'où venait le patron que j'ai utilisé.

   Les deux costumes sont constitués d'une chemise en lin, d'une robe en laine et d'un cale en lin. Mes filles ont 4 ans et 9 mois mais des garçons auraient porté les mêmes vêtements : en effet au Moyen Age les vêtements ne se différenciaient en fonction des sexes qu'à partir de 7 ans. La petite dernière est déjà trop petite pour être emmaillotée, ce qui est fort heureux car j'ai de sérieux doutes sur sa collaboration.

   Pour la plus petite j'ai fait une chemise toute droite en T, avec des goussets et ouverte pour ne pas avoir à la passer par la tête.

xve siècle 003

   A l'usage ce n'est pas très pratique parce que ça s'ouvre tout le temps. Le seul avantage c'est que ça va, même si on se trompe dans les mesures. Sur la mienne les manches sont beaucoup trop longues, mais on n'imagine pas que les bébés aient des bras si petits.

   Pour la plus grande j'ai suivi le patron traditionnel de la chemise médiévale, tel qu'on le voit chez Perline.

xve siècle 006

    Au final ça fait l'affaire mais ce n'est pas parfait. Plusieurs remarques. D'abord, ne pas hésiter à ajouter cinq bon cm sur le tour de taille, qu'il vaut mieux mesurer après un repas et là où l'enfant est le plus large (ils ont un petit côté tonneau à cet âge). Moi je n'ai pas mis autant et du coup Louise est obligée d'enfiler d'abord les bras avant de passer la tête, ce qui n'est jamais évident avec les petits. Du coup, si c'était à refaire j'utiliserais le deuxième patron proposé par perline avec des godets en trapèze, comme pour ma propre chemise, je pense que ce serait beaucoup plus confortable.

    J'ai aussi m...é pour l'encolure. J'ai eu peur de trop la creuser et que ça n'aille pas, du coup j'ai fait une sorte d'amigaut pas XVe du tout. Ce n'est qu'ensuite, quand j'ai fait la robe que je me suis rendue compte qu'une encolure creusée ne posait pas de problème.

 

   Pour la robe, j'ai utilisé les indications donnés par Charlotte Johnson et ça marche vraiment très bien. Sur son site vous pouvez télécharger 3 pdf : le permier donne des informations pour la reconstitution, le second des explications de couture et le 3e le patron. Bien qu'en anglais le patron est aisé à suivre, la forme est assez proche de celle de la chemise.

   Mais pour vous aider, je vous traduit quand même les principales mesures, pour le document qui s'appelle : "measurements and cutting diagram" (le 3e donc).

A : des épaules au sol + quelques cm en prévision de la croissance.

B : 2/3 ou 3/4 de A

C : 1/2 du tour de taille

D : 1/2 de C à couper en courbe vers l'intérieur pour que cela corresponde au creux de l'emmanchure.

E = C mais il peut être plus grand ou plus petit selon le tissu.

F : distance entre le creux de l'emmanchure (ou distance calculée sur le paneau principal) et le sol + cm pour la croissance.

G = C mais il peut être plus grand ou plus petit selon le tissu.

H = B +5 ou 8cm

I : distance de l'épaule au poignet + plusieurs cm pour la croissance.

J : le tour de la main + un peu

Profondeur de l'emmanchure = 1/2 biceps

Profondeur de l'encolure = 1/2 du tour de cou, un peu plus devant, un peu moins derrière (pour ma part, j'ai pris comme point de repère la moitié des emmanchures et ça colle).

Courbure de la tête de manche = tour de l'emmanchure ouverte une fois cousue.

Ne pas oublier d'ajouter les surplus de couture.

  Et voilà le travail :xve siècle 005

 

   Et pour finir le cale : et bah débrouillez-vous. J'ai essayé de diminuer un patron de cale préexistant mais le résultat n'est pas très concluant. Ca godille bizarre. Je préconise donc le pifomètre. Mais même raté, c'est beaucoup moins ridicule sur des petites filles mignonnes que sur des adultes.

sept12 098

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:26

   En ce moment, au musée d'Orsay et jusqu'au 25 janvier, l'exposition que ceux qui aiment la mode et qui ont la possibilité de venir sur Paris ne sauraient rater. L'exposition s'accompagne d'un site internet très riche (pour être honnête, je commence à peine à l'explorer, mais cela me semble prometteur).

   J'y suis allée jeudi et, bien sûr, je vais vous donner mon avis. Un avis à double tranchant.

   Je n'ai rien à redire sur les pièces elles-mêmes que l'on est heureux de pouvoir admirer. La longueur de l'exposition n'est pas mal non plus : pas trop courte pour qu'on en ait pour son argent, pas trop longue pour qu'on ne soit pas cassé et qu'on ne rate pas la fin de l'expo de fatigue. Le catalogue, que j'ai feuilleté, m'a aussi semblé très bien, surtout pour le texte d'accompagnement qui apporte une vraie valeur ajoutée par rapport aux clichés.

Impressionismemode-A

 

Quelques bémols tout de même.

   Tout d'abord, c'est quoi cette affiche ? Non, mais franchement, faire une exposition sur la mode et mettre en affiche un tel sac ? Je ne remets pas en cause le talent du peintre ou l'esthétique du tableau, mais ça n'est pas une robe, ça !

   En outre, il y a de nombreuses robes qui sont mal mannequinées. On s'étonnerait qu'il n'y ait pas de crinoline projetée (ces crinolines qui ne sont pas rondes mais plutôt ovales et qui sont à la mode entre 1860 et 1868, à la louche). Non pas qu'il n'y ait pas de robe de cette époque mais que la moitié des robes à crinoline sont mal mannequinées et pendent lamentablement à l'arrière. Même remarque pour les épaules de certaines robes qui ne sont pas assez tombantes. Le pire c'est probablement un corset, posé en vrac, genre pour faire "plus vrai". Pire, il est posé en montrant le dos alors que le devant avec ses goussets est bien plus intéressant.

   Une fois de plus, je vais critiquer l'emploi des miroirs (ou plutôt leur absence). Dans la première salle, ça va. On peut faire le tour des mannequins et celui où on ne peut pas, il y a un miroir. Mais ensuite, plus. C'est bien dommage quand il s'agit d'une tournure et qu'un des aspects les plus intéressants du costume, c'est l'arrière ! Et c'est d'autant plus idiot qu'il y a des salles avec des miroirs... en face des peintures. Là, y'a un truc qui m'échappe.

   Comme souvent on regrettera qu'il manque pas mal d'informations dans les commentaires. Certes on nous donne les matières des robes. Mais peu de détails sur les techniques utilisées (et là, la dentelle, tu crois que c'est quoi ?). Rien sur les tailles alors que c'est passionant : quel était le tour de taille de ces femmes corsetées ? Et ces chaussures si fines, à quelle pointure correspondent-elles ? Pire, pour les tableaux, les commentaires ne concernent que très rarement les tenues mais nous expliquent qui sont les modèles, les liens de famille qu'ils avaient avec le peintre... autant d'informations qui n'ont rien à voir avec le sujet de l'expoistion. D'autant plus qu'à moins d'être spécialiste de la peinture à l'époque, on  ne sait pas qui est cette Berthe ou cette Marie et on l'aura oubliée demain.

   Il y a aussi certaines incohérences qui m'ont agacée : dans une salle sur l'intimité, on expose un corset à côté d'un haut de robe de bal, un tableau de femme en corset à côté d'un tableau de femme au bal : je ne comprends pas la logique.

   Enfin, je trouve que l'exposition est trop pensée selon les critères de l'histoire de l'art. Les impressionistes sont pensés comme un mouvement homogène qui s'étend des années 1850 aux années 1880. Mais pour la mode, ce n'est pas aussi homogène, au contraire il y a différentes silhouettes et à aucun moment, l'exposition ne réintroduit une notion de chronologie. Il me semble que c'est méconnaitre l'essence même de la mode qui s'inscrit dans le temps. En cela, elle est représentative de cette temporalité qui caractérise l'humain. Le facteur temps n'est donc pas qu'une question de frivolité ou de mode qui se démode, mais bien un élément constitutif de la culture humaine.

 

Enfin quelques détails amusants.

   Une ombrelle doublée pour qu'on ne voit pas les baleines.

   Les ourlets aux ciseaux cranteurs.

   Les mêmes chaises sur le taleau que dans la salle.

   Un tableau de Tissot où la dame porte les mêmes bottines que moi.

 

Pour voir des photos de l'expo, je vous conseille le post de Temps d'élégance.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 21:24

   Bon, il est temps de reprendre un peu ce blog laissé en friche. Je commence doucement, par un petit compte-rendu de ma balade de ce week end à Pontoise.

   Exceptionnellement nous avons passé deux jours sur le marché, mon mari a joué au commercial pour un ami qui se lance dans le commerce d'armures. Moi j'en ai profité pour me balader avlinkec les filles. La grande a beaucoup apprécié les spectacles, surtout les échassiers.

   Du côté des exposants toujours beaucoup de médiéval mais une petite nouveauté cette année : une mini allée steampunk et uchronie à l'ambiance très soignée.

   J'ai enfin pu craquer pour les tissus de Mélusine :

costumes 014

   Il faut dire que c'est mieux sans les frais de port. Ici deux imitations de soie, une rose fifille et une dorée : l'imitation est belle, les tissus chatoyants, le prix intéressant (6 euros le mètre) ma photo décevante. Bon ça reste un petit luxe puisque je les ai achetées pour faire un déguisement à ma fille mais après tout, c'est à peine plus cher qu'un satin de mauvaise qualité.

costumes 015

   J'ai aussi choisi un tissu moiré très sympa : d'un côté il a des reflets changeants violet et doré et de l'autre, on dirait un simple coton. Le rendu est très joli sans les problèmes traditionnels de ce genre de tissus impossibles à travailler d'habitude.

   Pour aller avec, j'ai pris un mètre de brocart à petits carrés. Pour quoi faire, j'ai bien une idée, mais vous verrez...

   J'ai aussi acheté quelques objets en bois tourné : un poinçon (pour les oeillets), une toupie et un hochet : je commence une collection de jouets "médiévaux".

costumes 018

   J'ai enfin acheté le livre de Nathalie Harran sur la mode sous le premier empire. J'ai déjà celui sur les crinolines que je trouve très bien fait et si je ne raffole pas de la ligne empire, je voulais compléter ma collection.

costumes 016

   Je vous recommande vivement ces deux ouvrages qui sont très bien faits, alliant contexte historique, histoire économique et sociale, évolutions techniques et histoire de la mode.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 20:19

bal paradoxal

  Hier soir, c'était nos 5 ans de mariage. Le hasard a fait que c'était aussi le bal paradoxal, organisé par Temps d'élégance.

   Ce fut un régal pour les yeux,grâce à tous ces costumes, pour les papilles grâce à Toques et tabliers et même pour les pieds, grâce à une programmation toute époque !

   Je vous mettrai bientôt des photos de mon costume de chapelier fou. Pour moi, ce fut un travail de longue haleine : j'y pensais depuis juillet et j'y ai passé un mois et demi. Ce fut aussi très satisfaisant parce que j'ai réussi à obtenir le résultat escompté, si ce n'est mieux.

   Et pour la "camera obscura", c'est Vera eikona.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:50

En retard, en retard...

Je n'ai pas trouvé le temps de poster sur les costumes 15e des petites que déjà je vole vers mon costume pour le bal paradoxal. Je vous aurais bien dit que je ne mettais pas de photos pour maintenir le suspense, mais ceux qui me suivent sur facebook n'auraient pas été dupes : à J-3, mon costume n'est toujours pas prêt ! Heureusement il ne me reste "plus" que des finitions. J'ai vraiment hâte de pouvoir le porter et de vous le montrer, car pour une fois, j'ai fait dans la démesure et le résultat à l'air d'être à la hauteur de mes attentes !!

Un peu de patience et très bientôt les photos.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 21:10

Le costume minimum : une chemise, une robe et sa ceinture, une coiffe.

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Le patron de la chemise est très simple et facile à tracer. En fait on trouve deux patrons de chemise que vous trouverez tous les deux sur le site de Perline. Le plus courant est en forme de T avec des triangles sur le coté. L’autre modèle que j’ai testé cette fois-ci remplace les triangles par des trapèzes.

Les deux patrons sont très facile à adapter à vos mesures. L’avantage de ce second patron, c’est que cela laisse plus de place pour les « formes » que celui avec les triangles. Je l’adopte.

Je l’ai fait dans un lin fin, le même que celui de la robe de Théodora. Le problème était que le lin était si fin qu’il en devenait mou : impossible de tracer directement sur le patron comme je le fait d’habitude. Il a bien fallu que je trace les pièces du patron sur du papier pour pouvoir l’épingler et couper le tissu.

 

Pour la robe, je me suis inspirée des études que l’on trouve à cette page : Kirtle with a waistseam. C’est très bien fait, il y a beaucoup d'images et surtout on voit bien la construction des différentes robes que l’on portait mi XVe.

J’ai opté pour une robe ajustée, lacée sur le devant. Pour le patron du buste, j’ai réutilisé celui que j’avais fait pour la sorcière rouge et qui, coup de chance, était plein XVe. Il y a une couture à la taille qui permet d’économiser du tissu. La jupe est taillée en trapèze.

Si vous voulez vous faire une toile sur mesure pour le haut, il y a ce tuto et celui-là. Les deux sont en anglais mais vraiment plein de photos.

Le cordon de la robe est fait à la lucette en utilisant ce tutoriel vidéo, très explicite.

 

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Enfin la coiffe est un simple carré de tissu de 70cm de coté avec deux cordons pour l’attacher plus facilement.

La méthode pour attacher la coiffe se trouve chez hémiole, mais moi je la croise sur la nuque, plutôt que de remonter tout de suite les cotés, je trouve qu'elle tombe mieux.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:52

Il y a déjà deux semaines, nous avons rejoint pour un samedi après-midi la compagnie des quatre Arturs qui campaient au château de la Madeleine, au dessus de Chevreuse.

Pour l’occasion j’avais confectionné des tenues mi XVe pour les trois filles de la famille.

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Rien de fantaisiste pour une fois, il s’agit de reconstitution historique, j’ai donc essayé d’être la plus rigoureuse possible. Par exemple, aucune des coutures apparentes n’est fait à la machine, les grandes coutures intérieures sont faites à la machine, tout le reste est cousu main. De même les œillets ne sont pas en métal mais brodés. Le tissu n'est pas du "pas cher ça f'ra l'affaire" mais de la laine et du lin.

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Si vous voulez plus détails sur le comment, je vais détailler les costumes dans deux posts distincts.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 22:14

Il y a déjà quelques mois, sur un blog qui s’intéresse plus particulièrement à l’histoire du costume, la blogueuse râlait parce qu’une guide avait expliqué dans un musée qu’à l’époque de Louis XVI venait la mode de la tournure et d’ironiser, hahahah, tout le monde sait bien que la tournure c’est 1870, cette femme est incompétente, brulez-là !

Ca m’a intrigué et, comme je suis bon public, je me suis dit, moi aussi, c’est scandaleux, tous ces gens incompétents qui répètent n’importe quoi.

Voire. Mon enthousiasme orthodoxe (ou plutôt orthonome mais ce n’est pas français) a été douché quand j’ai relu un trééés ancien post où je parlais de costume du XVIIIe siècle et j’évoquais également la mode de la tournure pour la fin du siècle. Hum, hum… Je fais quoi ? Je supprime le post incriminé ?

Mais non, je ne suis ni si radicale, ni si décidée. Ca me tracassait un peu quand même. Peu de temps plus tard, je relisais le catalogue du Kyoto Costume Institute et je tombais sur la même mention, cette fameuse idée d’une tournure fin XVIIIe. Ca y est, je tiens mon coupable !! Voilà d’où vient l’erreur et ce doit être un stupide traducteur qui n’y connait rien qui a traduit ça n’importe comment !! Tradutore, traditore !

Voire. Si ce n’est pas une tournure, comment appelez cette silhouette où les fesses sont rendues proéminentes par un coussin, nommé dès le XVIIIe faux-cul ?

Voilà la définition du Robert : « III. Mot apparu en 1828. Rembourrage portée sou la robe, au bas du dos (cf. faux-cul) ». Et celle d’un dictionnaire spécialisé dans la mode : « rembourrage qui, en liège ou en duvet par exemple, se portait sous la jupe, dans le bas du dos. Fixée sous la ceinture, la tournure servait de base au plissé ou au drapé de la jupe. Les jupes à tournure furent les jupes les plus répandues dans les années 1860 et 1870 (sic). La tournure pouvait aussi se présenter sous la forme d’une structure qui, constituée d’un entrecroisement de baleines, de lattes en bois, de bandes d’acier ou de bandes métalliques élastiques, était fixée à la taille et s’incurvait au niveau des hanches. Voir aussi crinoline et Worth. ». On notera au passage que le dictionnaire de la mode considère la crinoline elliptique comme une tournure, ce qui me semble méchamment abusif.

tournure1

Donc si on croit les dictionnaires, la tournure peut désigner la demi cage qui donne sa forme aux robes des années 1870, mais elle peut aussi désigner une silhouette sans précision de période (c’est le sens d’origine du mot tournure).

Quand on parle de vêtement, la terminologie est complexe. Non seulement les noms ont évolué dans le temps et le même mot a pu désigner différentes choses, mais à une époque donnée un même mot peut désigner des vêtements différents selon les personnes avec qui vous en parlez : essayez avec des amis de définir ce qu’est un caraco et on en reparle.

Alors finalement, je crois que je vais donner raison à la petite guide qui essayait de faire son boulot, et je laisse tournure dans mon vieux post, parce que voilà ce que je crois :

Je crois qu’il est nécessaire de s’entendre sur les mots et que les mots n’ont de sens que dans un contexte. Je crois que l’important c’est d’être compris de ceux à qui on parle (et s’ils savent ce qu’est une tournure sans qu’on les ait dressé au préalable, c’est déjà beau). Je crois enfin qu’il faut utiliser les mots dans leur sens actuel et pas dans le sens qu’ils avaient à l’époque du costume qui nous intéresse. Sinon on ne peut pas parler de robe avant la fin du XVIIe, ce qui ne simplifierait pas nos affaires.

Voici un dernier exemple pour aujourd’hui. Il existe dans le vocabulaire médiéval le mot de corset. Bien sûr, cela ne désigne pas un corset baleiné tel que nous l’entendons de nos jours. Mais si vous commencez à parler de corset en faisant de la vulgarisation, on va se retrouver avec des filles en corset sur les fêtes médiévales… et ça, ce n’est pas possible !! Par contre si vous rédigez un article sur le vêtement de dessus au XIVe siècle autour du lac de Paladru à destination d’éminents spécialistes qui savent pertinemment qu’un corset ne saurait comporter de baleines avant le XVIe siècle (et qui, comme tout bon universitaire, n’ont pas la moindre idée de ce à quoi ressemble une baleine de corset), le mot ne pose pas problème, quoique si l’on veut être perfectionniste, on peut bien envisager de le mettre en italique, comme un mot de langue étrangère (la langue étrangère en l’occurrence serait le moyen français).

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 21:34

   Eh bien, il serait temps d'en finir avec le costume de Théodora, vu que je dois finir un autre costume pour dans dix jours... Retard, vous dites ?

   Pour finir avec le bling-bling byzantin, il fallait à l'impératrice un diadème et un collier dignes de son rang.

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   Tout commence il y a un an, en trainant sur le blog de Liette, je découvre sa couronne du roi vampire et je garde l'idée dans un petit coin de ma tête parce que c'est vachement bien quand même et que c'est trop cool ce qu'on peut faire avec des tapis en mousse (plus facile à garder dans un coin de ma tête qu'à retrouver sur la blogosphère).

    Et puis en avril, quand j'achète le lin pour le costume, la gentille dame qui était en train de fermer et qui en avait marre de tout ranger m'a refilé les rogatons dont elle ne voulait plus dont un improbable morceau de sky (enfin je suppose) noir avec des motifs en pied de poule vert. Improbable donc. Mais intéressant parce qu'assez rigide tout en étant moins épais que le tapis en mousse. Ainsi les diadêmes sont constitués d'une épaisseur de ce tissu recouverte d'un tissu doré, assez improbable également que j'ai acheté lors de mes débuts en couture (je n'en voudrais plus aujourd'hui).Vous aurez compris que improbable veut dire que je n'en voudrais pas sauf...

   Les diadêmes sont des rectangles de la longueur du tour de tête moins 1cm. La hauteur du plus petit est de 5cm et du plus grand de 8cm. Ils se ferment par des liens qui passent dans des oeillets et permettent de régler la taille au mieux. Ca tient d'ailleurs très bien.

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   La décoration est constituée de ruban, de sautoirs de fausses perles et de billes de verre plates. Les sautoirs proviennent du marché. Ils ne coûtent presque rien et comme les perles sont déjà enfilées, il suffit de fixer les rangées par un point toutes les deux perles. On a l'impression qu'ils gondolent beaucoup sur la photo mais une fois en 3D, tout se met en place. Les billes plates étaient super à la mode en déco à une époque, elles sont introuvables aujourd'hui mais j'avais des stocks (j'ai toujours des stocks). Elles sont collées à la super glu. La méthode n'est pas géniale. J'ai d'abord essayé la colle universelle qui ne tient pas. Ensuite j'ai opté pour la super-glu, qui tient... jusqu'à ce qu'on se retrouve sous un énorme orage. L'eau a suffi à décoller les pierres. Je ne sais pas s'il existe une colle suffisament forte pour coller définitivement le verre.

129

 

   Pour la colerette, j'ai d'abord tracé deux cercles concentriques, le premier de 16cm, le seconde de 48 (ce qui correspond respectivement à la largeur de mon cou et à celle de mes épaules). J'ai coupé un rayon et j'ai posé la colerette sur mes épaules. J'ai ensuite pu ajuster en fonction de l'inclinaison des épaules (parce que les épaules ne forment pas un angle à 90°). J'ai gardé un chevauchement sur 2 cm pour fermer la colerette avec du scratch (en cousant le coté agrippant sur le joli tissu pour éviter de le scratcher).

   Contrairement aux diadêmes, je ne pouvais pas juste replier le tissu doré à cause des coutures courbes. J'ai donc tout entouré de biais, ça va plus vite.

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Un des diadêmes porté :

couronne justinien

L'Homme pardonnera, je l'espère la piètre qualité de la photo qui n'a rien à voir avec son modèle. Mais comme ça vous voyez les proportions et les perles qui tiennent bien.

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