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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:26

   En ce moment, au musée d'Orsay et jusqu'au 25 janvier, l'exposition que ceux qui aiment la mode et qui ont la possibilité de venir sur Paris ne sauraient rater. L'exposition s'accompagne d'un site internet très riche (pour être honnête, je commence à peine à l'explorer, mais cela me semble prometteur).

   J'y suis allée jeudi et, bien sûr, je vais vous donner mon avis. Un avis à double tranchant.

   Je n'ai rien à redire sur les pièces elles-mêmes que l'on est heureux de pouvoir admirer. La longueur de l'exposition n'est pas mal non plus : pas trop courte pour qu'on en ait pour son argent, pas trop longue pour qu'on ne soit pas cassé et qu'on ne rate pas la fin de l'expo de fatigue. Le catalogue, que j'ai feuilleté, m'a aussi semblé très bien, surtout pour le texte d'accompagnement qui apporte une vraie valeur ajoutée par rapport aux clichés.

Impressionismemode-A

 

Quelques bémols tout de même.

   Tout d'abord, c'est quoi cette affiche ? Non, mais franchement, faire une exposition sur la mode et mettre en affiche un tel sac ? Je ne remets pas en cause le talent du peintre ou l'esthétique du tableau, mais ça n'est pas une robe, ça !

   En outre, il y a de nombreuses robes qui sont mal mannequinées. On s'étonnerait qu'il n'y ait pas de crinoline projetée (ces crinolines qui ne sont pas rondes mais plutôt ovales et qui sont à la mode entre 1860 et 1868, à la louche). Non pas qu'il n'y ait pas de robe de cette époque mais que la moitié des robes à crinoline sont mal mannequinées et pendent lamentablement à l'arrière. Même remarque pour les épaules de certaines robes qui ne sont pas assez tombantes. Le pire c'est probablement un corset, posé en vrac, genre pour faire "plus vrai". Pire, il est posé en montrant le dos alors que le devant avec ses goussets est bien plus intéressant.

   Une fois de plus, je vais critiquer l'emploi des miroirs (ou plutôt leur absence). Dans la première salle, ça va. On peut faire le tour des mannequins et celui où on ne peut pas, il y a un miroir. Mais ensuite, plus. C'est bien dommage quand il s'agit d'une tournure et qu'un des aspects les plus intéressants du costume, c'est l'arrière ! Et c'est d'autant plus idiot qu'il y a des salles avec des miroirs... en face des peintures. Là, y'a un truc qui m'échappe.

   Comme souvent on regrettera qu'il manque pas mal d'informations dans les commentaires. Certes on nous donne les matières des robes. Mais peu de détails sur les techniques utilisées (et là, la dentelle, tu crois que c'est quoi ?). Rien sur les tailles alors que c'est passionant : quel était le tour de taille de ces femmes corsetées ? Et ces chaussures si fines, à quelle pointure correspondent-elles ? Pire, pour les tableaux, les commentaires ne concernent que très rarement les tenues mais nous expliquent qui sont les modèles, les liens de famille qu'ils avaient avec le peintre... autant d'informations qui n'ont rien à voir avec le sujet de l'expoistion. D'autant plus qu'à moins d'être spécialiste de la peinture à l'époque, on  ne sait pas qui est cette Berthe ou cette Marie et on l'aura oubliée demain.

   Il y a aussi certaines incohérences qui m'ont agacée : dans une salle sur l'intimité, on expose un corset à côté d'un haut de robe de bal, un tableau de femme en corset à côté d'un tableau de femme au bal : je ne comprends pas la logique.

   Enfin, je trouve que l'exposition est trop pensée selon les critères de l'histoire de l'art. Les impressionistes sont pensés comme un mouvement homogène qui s'étend des années 1850 aux années 1880. Mais pour la mode, ce n'est pas aussi homogène, au contraire il y a différentes silhouettes et à aucun moment, l'exposition ne réintroduit une notion de chronologie. Il me semble que c'est méconnaitre l'essence même de la mode qui s'inscrit dans le temps. En cela, elle est représentative de cette temporalité qui caractérise l'humain. Le facteur temps n'est donc pas qu'une question de frivolité ou de mode qui se démode, mais bien un élément constitutif de la culture humaine.

 

Enfin quelques détails amusants.

   Une ombrelle doublée pour qu'on ne voit pas les baleines.

   Les ourlets aux ciseaux cranteurs.

   Les mêmes chaises sur le taleau que dans la salle.

   Un tableau de Tissot où la dame porte les mêmes bottines que moi.

 

Pour voir des photos de l'expo, je vous conseille le post de Temps d'élégance.

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commentaires

Betty 18/02/2014 11:01

je recherche des modèles et patrons des années 40, 50 comment me les procurer, merci de me répondre

soleildoctobre 26/11/2012 16:24

Tout à fait d'accord, si la promenade est agréable on ressort sans avoir appris grand chose de cohérent et même avec un goût d'inachevé: un des commentaires expliquait qu'un certaine robe pouvait
servir à se balader en ville ou aller à un dîner dans la bonne société, totalement absurde quand on sait les codes vestimentaires qui régissaient la vie en société; codes qui sont d'ailleurs
totalement occultés dans les explication comme si les modèles avaient totale liberté de revêtir telle ou telle robe.

lorelyn7 06/12/2012 20:57



Ca me fait penser à la robe à transformation dans la première salle. Principe de la robe à transformation : une jupe et deux hauts, un pour le jour et un pour diner, donc économie d'argent et de
temps. Je ne me souviens pas si cela était expliqué sur le petit panneau mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y avait qu'un seul des deux corsages : on repassera pour l'aspect visuel.


Un peu plus loin, on nous explique que la robe peinte n'est pas réaliste parce que c'est une jupe d'après-midi avec un corsage de diner : dommage que ceux qui ont péparé l'exposition n'aient pas
envisagé que la dame ait porté une robe à transformation alors même qu'ils en avaient exposé une deux salles plus tôt ! De toute façon la question du réalisme de la mode en peinture est absurde
et ne débouche que sur des conte-sens.



rachel 26/11/2012 00:48

bin tu devrais leur ecrire...mais c vrai que cela reste hallucinant tant d'erreurs....